Mirah, quand le courage voit plus loin que les yeux

À seulement 19 ans, Mirah Andriamarosata a l’étoffe d’un grand leader. Non-voyante depuis sa naissance, elle ne se contente pas d’apprendre : elle enseigne. Volontaire au sein du projet SAHY, elle a formé des dizaines d’élèves ; en situation de handicap ou non à la sécurité en ligne, prouvant que l’engagement et l’accessibilité numérique n’est pas une question d’âge ni de validité physique.  

Scolarisée en terminale littéraire à Ambohitrimanjaka, Mirah prépare son baccalauréat 2025 avec détermination. Elle rêve de fonder une ONG pour accompagner les jeunes aveugles, ou de s’investir dans l’entrepreneuriat de service. En attendant, elle se forge déjà dans les salles de classes et les centres de formation à travers ses interventions. 

C’est après avoir assisté à la Journée internationale de la jeunesse à Mahamasina au stand de l’ONG Youth First qu’elle découvre le projet SAHY, financé par UNICEF. Ce projet sensibilise à l’utilisation positive d’Internet et à la sécurité en ligne. Touchée par la thématique, elle rejoint l’équipe en tant que formatrice volontaire. 

Sept interventions. Cinq zones. Des écoles publiques aux centres spécialisés, Mirah va à la rencontre de jeunes pour les sensibiliser aux risques et aux opportunités du numérique. Elle explique les cinq types de comportements en ligne (AESEL) avec clarté et pédagogie. 

« Je n’ai pas eu de mal avec les élèves valides. Mais pour les jeunes déficients visuels, il a fallu adapter. »
Sans se plaindre, Mirah trouve une solution : elle les prend à part, verbalise chaque concept, puis leur demande de reformuler avec leurs propres mots. Une méthode inclusive et profondément respectueuse. 

Dans un monde encore trop peu inclusif, Mirah sait s’imposer avec dignité. « Dans la vie, certains essaient de me faire sentir différente. Mais durant ce projet, je ne l’ai jamais ressenti. » Grâce à son sérieux et son calme, elle gagne le respect des élèves.
« Quand je sens qu’ils se dispersent, je recadre. Ils comprennent que je suis là pour leur transmettre des valeurs. » Ainsi, chaque séance dirigée par Mirah est un succès. Certains élèves réclament même son retour !  

Mirah n’a pas besoin de voir le monde pour y tracer sa voie. Elle incarne la devise du projet SAHY, qui signifie « ose » en malgache. 

« Avec de la concentration et une bonne conscience, on peut devenir la fierté de sa famille et de sa communauté, même en situation de handicap », résume sa mère, fière.  

Son histoire est un appel vibrant à tous les jeunes, valides ou non à s’engager, à briser les barrières mentales, et à faire entendre leur voix, en ligne comme dans la vie réelle. 

Osez. Soyez SAHY. 

Nila, une jeune artisane et entrepreneure visionnaire à Vombe

Je m’appelle Nila, et je suis née dans le village de Vombe, où la vannerie est plus qu’un métier, c’est un héritage. À 15 ans, j’ai pris la décision de quitter l’école pour suivre la voie de mes ancêtres et devenir vannière. J’ai donc commencé à apprendre le métier en fabricant des nattes et des petits sacs en satrana, une fibre végétale que nous récoltons ici. Chaque pièce vendue, à 3000 Ar pour les nattes et 2000 Ar pour les sacs, contribuait aux dépenses pécuniaires  de ma famille. 

Mais la vie m’a mise face à un défi de taille en 2022 : je suis tombée enceinte. La joie de devenir mère se mêlait à l’angoisse de l’avenir. Comment allais-je faire pour offrir à mon enfant la vie qu’il mérite ?

C’est dans cette tourmente que le programme Maharo est venu à ma rencontre.  J’ai décidé de  présenter mon projet entrepreneurial qui n’était rien d’autre que mon artisanat. L’ONG Youth First a repéré le potentiel qu’il y avait en moi, j’ai été sélectionnée parmi les jeunes entrepreneurs.  

 Avec un soutien financier de 500 000 Ar de l’ONG Youth First, j’ai pu acheter plus de satrana et doubler, voire tripler, ma production. De moins d’une cinquantaine de nattes par trimestre, je suis passée à une centaine, voire plus.

Mais l’argent n’était que le début. L’équipe de Youth First m’a offert quelque chose de bien plus précieux : la connaissance. Ils m’ont enseigné l’importance de la qualité, comment satisfaire et fidéliser les clients, et les rudiments du marketing. Grâce à eux, j’ai compris que mes produits n’étaient pas de simples objets, mais le reflet de mon art et de ma culture. J’ai donc pris la décision audacieuse d’augmenter mes prix, passant à 5000 Ar la natte et 3000 Ar le  sac, sans jamais compromettre la confiance de mes acheteurs. 

Aujourd’hui, je regarde ma fille grandir, et je sais que je peux lui offrir tout ce dont elle a besoin. Je suis devenue une femme d’affaires, une mère, et une artisane visionnaire. Forte des enseignements de Youth First, je rêve maintenant d’ouvrir ma propre épicerie dans mon village, et d’étendre la portée de mon artisanat jusqu’à Tuléar et au-delà. 

Les Semences de la Prospérité. L’Histoire de Fetra

Imaginez Fetra, un jeune entrepreneur déterminé dans l’une des régions rurales de Madagascar, regardant une terre fertile mais manquant des outils les plus élémentaires. Vos 25 $ n’achètent pas seulement des semences et une pelle ; ils jettent les bases d’une entreprise agricole durable, nourrissant sa famille et favorisant la croissance économique de sa communauté. Avec votre aide, Fetra ne fait pas que cultiver ; il cultive l’espoir.

100 $ : Allumer l’Innovation. L’Étincelle Entrepreneuriale de Fidison.

Fidison a une idée brillante, une passion pour l’innovation, mais il a besoin de cette impulsion initiale. Vos 100 $ sont le catalyseur qui l’aide à lancer son entreprise, à générer ses premiers revenus et à atteindre une véritable indépendance financière. C’est plus qu’un don ; c’est l’étincelle qui allume un nouvel avenir économique.

50 $ : Habiliter les Avenirs. Le Parcours de Mirana vers l’Indépendance.

Rencontrez Mirana, une jeune femme brillante qui aspire à avoir une voix et un avenir. Vos 50 $ lui offrent une formation professionnelle cruciale – ouvrant les portes à un emploi stable, à l’autonomie et à la confiance nécessaire pour devenir une puissante porte-parole pour les jeunes femmes de sa communauté. Vous ne financez pas seulement une formation ; vous investissez dans une leader.

Mirah, quand le courage voit plus loin que les yeux

À seulement 19 ans, Mirah Andriamarosata a l’étoffe d’un grand leader. Non-voyante depuis sa naissance, elle ne se contente pas d’apprendre : elle enseigne. Volontaire au sein du projet SAHY, elle a formé des dizaines d’élèves ; en situation de handicap ou non à la sécurité en ligne, prouvant que l’engagement et l’accessibilité numérique n’est pas une question d’âge ni de validité physique.  

Scolarisée en terminale littéraire à Ambohitrimanjaka, Mirah prépare son baccalauréat 2025 avec détermination. Elle rêve de fonder une ONG pour accompagner les jeunes aveugles, ou de s’investir dans l’entrepreneuriat de service. En attendant, elle se forge déjà dans les salles de classes et les centres de formation à travers ses interventions. 

C’est après avoir assisté à la Journée internationale de la jeunesse à Mahamasina au stand de l’ONG Youth First qu’elle découvre le projet SAHY, financé par UNICEF. Ce projet sensibilise à l’utilisation positive d’Internet et à la sécurité en ligne. Touchée par la thématique, elle rejoint l’équipe en tant que formatrice volontaire. 

Sept interventions. Cinq zones. Des écoles publiques aux centres spécialisés, Mirah va à la rencontre de jeunes pour les sensibiliser aux risques et aux opportunités du numérique. Elle explique les cinq types de comportements en ligne (AESEL) avec clarté et pédagogie. 

« Je n’ai pas eu de mal avec les élèves valides. Mais pour les jeunes déficients visuels, il a fallu adapter. »
Sans se plaindre, Mirah trouve une solution : elle les prend à part, verbalise chaque concept, puis leur demande de reformuler avec leurs propres mots. Une méthode inclusive et profondément respectueuse. 

Dans un monde encore trop peu inclusif, Mirah sait s’imposer avec dignité. « Dans la vie, certains essaient de me faire sentir différente. Mais durant ce projet, je ne l’ai jamais ressenti. » Grâce à son sérieux et son calme, elle gagne le respect des élèves.
« Quand je sens qu’ils se dispersent, je recadre. Ils comprennent que je suis là pour leur transmettre des valeurs. » Ainsi, chaque séance dirigée par Mirah est un succès. Certains élèves réclament même son retour !  

Mirah n’a pas besoin de voir le monde pour y tracer sa voie. Elle incarne la devise du projet SAHY, qui signifie « ose » en malgache. 

« Avec de la concentration et une bonne conscience, on peut devenir la fierté de sa famille et de sa communauté, même en situation de handicap », résume sa mère, fière.  

Son histoire est un appel vibrant à tous les jeunes, valides ou non à s’engager, à briser les barrières mentales, et à faire entendre leur voix, en ligne comme dans la vie réelle. 

De l’échec à la résilience : Soafiavy et son écosystème entrepreneurial à Androka

Mon nom est Soafiavy Jean Baptiste et je vis dans la commune d’Androka dans le district d’Ampanihy, dans la région Atsimo- Andrefana.  

Auparavant, je vivais chez mes parents, et je dépendais entièrement de leur financement. Je commençais cependant à vouloir mon indépendance car je voulais fonder une famille avec la femme que j’aime. J’avais la passion pour l’élevage de poulets mais je n’avais pas encore de vrai revenu faute de moyens. 

C’est justement là que j’ai rencontré le programme MAHARO avec les staffs de l’ONG Youth First. Ce programme quinquennal financé par l’USAID et mis en œuvre par CRS Madagascar en partenariat avec l’ONG Youth First visait à prévenir et réduire durablement l’insécurité alimentaire aiguë pour les ménages vulnérables. J’y voyais l’occasion de présenter mon projet d’élevage.  

J’ai été admis après avoir passé les tests. Grâce à un financement de 500 000 Ar de l’ONG Youth First, j’ai pu investir dans 20 poulets. Tout au long du processus, j’ai également bénéficié de leurs formations en entrepreneuriat et de leur accompagnement précieux, ce qui m’a grandement aidé. J’y ai appris à comptabiliser et gérer mon argent. Malheureusement, la plupart de mes poulets ont succombé à la maladie bien que je les aie fait vacciner.  

Mais cela ne m’a pas freiné. J’ai parlé de mon problème à ma coach issue de Youth First, et celle-ci m’a dit que je pouvais encore relancer dans un autre projet. Leur soutien indéfectible m’a fait regagner confiance en ma capacité. J’ai alors commencé à faire du manioc séché. J’achète le manioc à Ampanihy, je les sèche et les revends à Androka. J’en vends environ 5 sacs par semaine. Cette activité m’a pas mal rapporté même si l’état des routes constitue encore ma principale difficulté.  

Avec les bénéfices, j’ai ensuite acheté 2 panneaux solaires pour produire de l’électricité car il n’y en a pas dans le quartier où je vis. Par la suite, j’ai loué mes services en tant que chargeur de téléphones du quartier. Les bénéfices, combinés à ceux du manioc m’ont permis d’acquérir des matériels technologiques tels que 2 postes de télévision, une tablette, et un téléphone.

C’est là que m’est venue l’idée de mon troisième business, qui est d’ouvrir une petite salle de cinéma (communément appelé « vidéo ») dans mon quartier. Les jeunes aiment se divertir et j’avais les moyens de les satisfaire. Grâce à tous les bénéfices, j’ai même pu reprendre mon élevage de poulets.  

Je peux dire que j’ai eu tout cela grâce aux formations et accompagnements de l’ONG Youth First, car ils ont su réveiller en moi mon esprit entrepreneurial. Avoir rencontré cette organisation a été une expérience qui a changé ma vie du tout au tout, car malgré mon jeune âge, j’ai pu m’autonomiser économiquement.  

Aujourd’hui, j’ai ma propre maison où je vis paisiblement avec ma femme et mon enfant. Nous avons des meubles décents que nous sommes fiers de montrer à nos convives. J’aide aussi mes parents dans certaines dépenses. 

 Ma prochaine étape serait d’ouvrir une épicerie, parallèlement à toutes celles que j’ai déjà commencées.  

Pêcheuse, entrepreneure et pionnière : L’envol d’Elysa

Dans le district de Beloha, une jeune femme nommée Elysa, âgée de 25 ans, se lève avant l’aube. Sa journée commence par la préparation de son matériel de pêche, héritage d’une tradition familiale.

Elysa n’est pas une pêcheuse ordinaire; elle est une pionnière dans un domaine dominé par les hommes, où sa crédibilité est constamment mise à l’épreuve. De l’autre côté, Elysa est aussi collectrice et transformatrice de poissons et de langoustes dans son village. Elle les revend auprès des consommateurs locaux. Pourtant, malgré son savoir-faire, elle peine à se faire une place sur le marché. 

 C’est alors que le programme Maharo, une initiative de CRS financée par l’USAID et en partenariat avec l’ONG Youth First, arrive dans sa vie. Ce programme vise à lutter contre l’insécurité alimentaire dans le sud de Madagascar. Voulant offrir un soutien financier et des formations en entrepreneuriat aux jeunes entrepreneurs brillants, l’ONG Youth First était justement à la recherche de jeunes talents. Elysa, voyant une opportunité de briser les barrières, postule et, à sa grande surprise, est sélectionnée grâce à son potentiel évident. 

Avec un financement de 500 000 ariary, Elysa investit judicieusement : 200 000 pour l’achat de poissons et 300 000 pour améliorer son équipement de pêche en achetant des filets et des bacs supplémentaires. 

 Les formations en marketing dispensées par Youth First lui ouvrent les yeux sur les dynamiques du marché local. Elle apprend à se démarquer, non seulement par la qualité de ses produits mais aussi par sa stratégie de vente innovante, utilisant une page Facebook pour atteindre ses clients et promouvoir ses produits. 

Aujourd’hui, Elysa est une figure respectée dans son village. Son entreprise prospère a gagné la confiance et le respect de ses pairs. Elle inspire d’autres femmes à suivre ses traces, prouvant qu’avec détermination et soutien, les barrières peuvent être brisées. Grâce à ses bénéfices, elle a pu améliorer son cadre de vie, s’offrant des meubles et des équipements domestiques. 

Elysa ne s’arrête pas là. Elle rêve de construire un local spécialisé pour la conservation des poissons, un projet qui non seulement augmenterait la durée de conservation de ses produits mais contribuerait également à la sécurité alimentaire de sa communauté.  

Ianja

Aujourd’hui est un autre jour

Judickael

« Si je ne le fais pas, personne ne le fera. »