Imaginez Fetra, un jeune entrepreneur déterminé dans l’une des régions rurales de Madagascar, regardant une terre fertile mais manquant des outils les plus élémentaires. Vos 25 $ n’achètent pas seulement des semences et une pelle ; ils jettent les bases d’une entreprise agricole durable, nourrissant sa famille et favorisant la croissance économique de sa communauté. Avec votre aide, Fetra ne fait pas que cultiver ; il cultive l’espoir.
100 $ : Allumer l’Innovation. L’Étincelle Entrepreneuriale de Fidison.
Fidison a une idée brillante, une passion pour l’innovation, mais il a besoin de cette impulsion initiale. Vos 100 $ sont le catalyseur qui l’aide à lancer son entreprise, à générer ses premiers revenus et à atteindre une véritable indépendance financière. C’est plus qu’un don ; c’est l’étincelle qui allume un nouvel avenir économique.
50 $ : Habiliter les Avenirs. Le Parcours de Mirana vers l’Indépendance.
Rencontrez Mirana, une jeune femme brillante qui aspire à avoir une voix et un avenir. Vos 50 $ lui offrent une formation professionnelle cruciale – ouvrant les portes à un emploi stable, à l’autonomie et à la confiance nécessaire pour devenir une puissante porte-parole pour les jeunes femmes de sa communauté. Vous ne financez pas seulement une formation ; vous investissez dans une leader.
Mirah, quand le courage voit plus loin que les yeux
À seulement 19 ans, Mirah Andriamarosata a l’étoffe d’un grand leader. Non-voyante depuis sa naissance, elle ne se contente pas d’apprendre : elle enseigne. Volontaire au sein du projet SAHY, elle a formé des dizaines d’élèves ; en situation de handicap ou non à la sécurité en ligne, prouvant que l’engagement et l’accessibilité numérique n’est pas une question d’âge ni de validité physique.
Scolarisée en terminale littéraire à Ambohitrimanjaka, Mirah prépare son baccalauréat 2025 avec détermination. Elle rêve de fonder une ONG pour accompagner les jeunes aveugles, ou de s’investir dans l’entrepreneuriat de service. En attendant, elle se forge déjà dans les salles de classes et les centres de formation à travers ses interventions.
C’est après avoir assisté à la Journée internationale de la jeunesse à Mahamasina au stand de l’ONG Youth First qu’elle découvre le projet SAHY, financé par UNICEF. Ce projet sensibilise à l’utilisation positive d’Internet et à la sécurité en ligne. Touchée par la thématique, elle rejoint l’équipe en tant que formatrice volontaire.
Sept interventions. Cinq zones. Des écoles publiques aux centres spécialisés, Mirah va à la rencontre de jeunes pour les sensibiliser aux risques et aux opportunités du numérique. Elle explique les cinq types de comportements en ligne (AESEL) avec clarté et pédagogie.
« Je n’ai pas eu de mal avec les élèves valides. Mais pour les jeunes déficients visuels, il a fallu adapter. »
Sans se plaindre, Mirah trouve une solution : elle les prend à part, verbalise chaque concept, puis leur demande de reformuler avec leurs propres mots. Une méthode inclusive et profondément respectueuse.
Dans un monde encore trop peu inclusif, Mirah sait s’imposer avec dignité. « Dans la vie, certains essaient de me faire sentir différente. Mais durant ce projet, je ne l’ai jamais ressenti. » Grâce à son sérieux et son calme, elle gagne le respect des élèves.
« Quand je sens qu’ils se dispersent, je recadre. Ils comprennent que je suis là pour leur transmettre des valeurs. » Ainsi, chaque séance dirigée par Mirah est un succès. Certains élèves réclament même son retour !
Mirah n’a pas besoin de voir le monde pour y tracer sa voie. Elle incarne la devise du projet SAHY, qui signifie « ose » en malgache.
« Avec de la concentration et une bonne conscience, on peut devenir la fierté de sa famille et de sa communauté, même en situation de handicap », résume sa mère, fière.
Son histoire est un appel vibrant à tous les jeunes, valides ou non à s’engager, à briser les barrières mentales, et à faire entendre leur voix, en ligne comme dans la vie réelle.
Nila, a young artisan and visionary businesswoman in Vombe
My name is Nila, and I was born in the village of Vombe in southern Madagascar, where basket weaving is more than just a trade, it’s a legacy. At age 15, I decided to leave school to follow in my ancestors’ footsteps and become a basket weaver. So I began learning the craft by making mats and small bags out of satrana, a plant fiber we harvest here. Every piece I sold 3,000 Ar for the mats and 2,000 Ar for the bags helped cover my family’s expenses.
But life presented me with a major challenge in 2022: I became pregnant. The joy of becoming a mother was mixed with anxiety about the future. How was I going to provide my child with the life they deserve?
That’s when the Maharo program came into my life. I decided to submit my business plan, which was nothing more than my handicrafts. The NGO Youth First recognized my potential, and I was selected as one of the young entrepreneurs.
With 500,000 Ar in financial support from the NGO Youth First, I was able to buy more satrana and double ,or even triple, my production. I went from making fewer than 50 mats per quarter to about 100, or even more.
But the money was just the beginning. The Youth First team gave me something far more valuable: knowledge. Through coaching sessions, they taught me the importance of quality, how to satisfy and retain customers, and the basics of marketing. Thanks to them, I realized that my products weren’t just objects, but a reflection of my art and my culture. So I made the bold decision to raise my prices to 5,000 Ar per mat and 3,000 Ar per bag, without ever compromising the trust of my customers.
Today, as I watch my daughter grow up, I know I can provide her with everything she needs. I have become a businesswoman, a mother, and a visionary artisan. Armed with what I learned from Youth First, I now dream of opening my own grocery store in my village and expanding the reach of my crafts to Tulear and beyond.
De l’échec à la résilience : Soafiavy et son écosystème entrepreneurial à Androka
Mon nom est Soafiavy Jean Baptiste et je vis dans la commune d’Androka dans le district d’Ampanihy, dans la région Atsimo- Andrefana.
Auparavant, je vivais chez mes parents, et je dépendais entièrement de leur financement. Je commençais cependant à vouloir mon indépendance car je voulais fonder une famille avec la femme que j’aime. J’avais la passion pour l’élevage de poulets mais je n’avais pas encore de vrai revenu faute de moyens.
C’est justement là que j’ai rencontré le programme MAHARO avec les staffs de l’ONG Youth First. Ce programme quinquennal financé par l’USAID et mis en œuvre par CRS Madagascar en partenariat avec l’ONG Youth First visait à prévenir et réduire durablement l’insécurité alimentaire aiguë pour les ménages vulnérables. J’y voyais l’occasion de présenter mon projet d’élevage.
J’ai été admis après avoir passé les tests. Grâce à un financement de 500 000 Ar de l’ONG Youth First, j’ai pu investir dans 20 poulets. Tout au long du processus, j’ai également bénéficié de leurs formations en entrepreneuriat et de leur accompagnement précieux, ce qui m’a grandement aidé. J’y ai appris à comptabiliser et gérer mon argent. Malheureusement, la plupart de mes poulets ont succombé à la maladie bien que je les aie fait vacciner.
Mais cela ne m’a pas freiné. J’ai parlé de mon problème à ma coach issue de Youth First, et celle-ci m’a dit que je pouvais encore relancer dans un autre projet. Leur soutien indéfectible m’a fait regagner confiance en ma capacité. J’ai alors commencé à faire du manioc séché. J’achète le manioc à Ampanihy, je les sèche et les revends à Androka. J’en vends environ 5 sacs par semaine. Cette activité m’a pas mal rapporté même si l’état des routes constitue encore ma principale difficulté.
Avec les bénéfices, j’ai ensuite acheté 2 panneaux solaires pour produire de l’électricité car il n’y en a pas dans le quartier où je vis. Par la suite, j’ai loué mes services en tant que chargeur de téléphones du quartier. Les bénéfices, combinés à ceux du manioc m’ont permis d’acquérir des matériels technologiques tels que 2 postes de télévision, une tablette, et un téléphone.
C’est là que m’est venue l’idée de mon troisième business, qui est d’ouvrir une petite salle de cinéma (communément appelé « vidéo ») dans mon quartier. Les jeunes aiment se divertir et j’avais les moyens de les satisfaire. Grâce à tous les bénéfices, j’ai même pu reprendre mon élevage de poulets.
Je peux dire que j’ai eu tout cela grâce aux formations et accompagnements de l’ONG Youth First, car ils ont su réveiller en moi mon esprit entrepreneurial. Avoir rencontré cette organisation a été une expérience qui a changé ma vie du tout au tout, car malgré mon jeune âge, j’ai pu m’autonomiser économiquement.
Aujourd’hui, j’ai ma propre maison où je vis paisiblement avec ma femme et mon enfant. Nous avons des meubles décents que nous sommes fiers de montrer à nos convives. J’aide aussi mes parents dans certaines dépenses.
Ma prochaine étape serait d’ouvrir une épicerie, parallèlement à toutes celles que j’ai déjà commencées.
Pêcheuse, entrepreneure et pionnière : L’envol d’Elysa
Dans le district de Beloha, une jeune femme nommée Elysa, âgée de 25 ans, se lève avant l’aube. Sa journée commence par la préparation de son matériel de pêche, héritage d’une tradition familiale.
Elysa n’est pas une pêcheuse ordinaire; elle est une pionnière dans un domaine dominé par les hommes, où sa crédibilité est constamment mise à l’épreuve. De l’autre côté, Elysa est aussi collectrice et transformatrice de poissons et de langoustes dans son village. Elle les revend auprès des consommateurs locaux. Pourtant, malgré son savoir-faire, elle peine à se faire une place sur le marché.
C’est alors que le programme Maharo, une initiative de CRS financée par l’USAID et en partenariat avec l’ONG Youth First, arrive dans sa vie. Ce programme vise à lutter contre l’insécurité alimentaire dans le sud de Madagascar. Voulant offrir un soutien financier et des formations en entrepreneuriat aux jeunes entrepreneurs brillants, l’ONG Youth First était justement à la recherche de jeunes talents. Elysa, voyant une opportunité de briser les barrières, postule et, à sa grande surprise, est sélectionnée grâce à son potentiel évident.
Avec un financement de 500 000 ariary, Elysa investit judicieusement : 200 000 pour l’achat de poissons et 300 000 pour améliorer son équipement de pêche en achetant des filets et des bacs supplémentaires.
Les formations en marketing dispensées par Youth First lui ouvrent les yeux sur les dynamiques du marché local. Elle apprend à se démarquer, non seulement par la qualité de ses produits mais aussi par sa stratégie de vente innovante, utilisant une page Facebook pour atteindre ses clients et promouvoir ses produits.
Aujourd’hui, Elysa est une figure respectée dans son village. Son entreprise prospère a gagné la confiance et le respect de ses pairs. Elle inspire d’autres femmes à suivre ses traces, prouvant qu’avec détermination et soutien, les barrières peuvent être brisées. Grâce à ses bénéfices, elle a pu améliorer son cadre de vie, s’offrant des meubles et des équipements domestiques.
Elysa ne s’arrête pas là. Elle rêve de construire un local spécialisé pour la conservation des poissons, un projet qui non seulement augmenterait la durée de conservation de ses produits mais contribuerait également à la sécurité alimentaire de sa communauté.
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Through my own growth, I sparked change that lifted my entire community
Ianja
Aujourd’hui est un autre jour
Judickael
« Si je ne le fais pas, personne ne le fera. »
